Danse Intérieure

Danse intérieure,
Quelques pas de côté,
Géométries sacrées.
Transe légère,
Pensées à portée
Sourient avec gaieté.
Les mots s’envolent et s’évaporent,
Ne reste que le silence originel.
Quelques signes se mêlent au papier
Sans qu’il soit besoin d’y penser.

Chute intérieure,
Subtil laisser-aller,
Chemins de l’altérité.
Elévation inactuelle
Change les dimensions
Et des murs on fait des ponts.
Plutôt que de briser ces murs,
Pourquoi ne pas s’en servir de fondations ?
Alors, la diversité des sources
Devient garante d’une solidité de souche.
Souche enracinée dans l’éternel,
Au-delà des illusions de surface,
Auxquelles se bornent les esprits étroits.

La Vie nous unit en son dessein
Et les aveugles font du miracle
Une prison gorgée de pleurs et de sang.
Suicide potentiel de la Création
L’Homme de joyau s’est changé en bourreau.
La gemme humaine a muté en poison.

Danse arc-en-ciel,
Je rayonne de Joie
Et pleure de nos bassesses.
Equilibre perpétuel
De l’âme qui rit de ses limites
Et embrasse l’éternel.

ML (2016)

Dialogue avec Soi

Mon Dieu, je t’aime.
Et je dis bien mon Dieu,
Personnel, rayonnant sur l’éternel.
J’aime ton Dieu aussi,
A toi qui me lis,
Personnel, celui qui te donne des ailes.
Car voyez-vous,
Le monothéisme est chose à pratiquer en solitaire…
Notre espèce nous a gratifiés d’un riche panthéon de divinités,
Il serait dommage de se priver du multiple à la table de l’Esprit.
Les paradoxes et les contradictions n’ont jamais fait peur à la Vie.
Alors embrassons avec elle les richesses de nos imaginaires.
Créer, révéler, prier ou blasphémer,
Un mot pour l’autre, à quoi bon…
Le soleil du cœur porte son éclairage sur le sens à donner.
Mon Dieu je t’aime et te blasphème,
Par humilité…
Allez savoir ce qui nous dicte l’instinct de transcendance ?
Le cœur et l’âme qui offrent l’intellect de la compassion
Ou la peur et l’arrogance qui imposent d’abjectes divisions.
Mon Dieu je te révèle
A mesure que j’arpente chaque journée.
Mon Dieu je te crée
Avec les talents dont Tu m’as doté.
C’est ainsi l’échange du Créateur et de sa Création.

ML (2016)

Le Sens du Sacré

Etudier en silence les profondeurs des perspectives,
Les dimensions qui s’enlacent à travers nos fibres.
Embrasser les tremblements de l’Esprit,
A chaque respiration, prolonger ses visions
Sur les plaines de l’invisible.
Voir ce que le mental ignore,
Laisser jaillir la source des vérités.
Se nourrir des douces couleurs
Qui teintent le monde de Beauté.
Respirer ce que nos poumons ne peuvent contenir,
Expirer l’essence de nos devenirs.
Vivre la clémence de l’altérité,
Derrière les voiles de l’illusion,
Le sens du sacré.
Sacré qui autorise tous les sarcasmes
Et les blasphèmes dans le bruit…
C’est le silence des âmes
Qu’il nous faut écouter,
Jouer la musique de nos éternels étés,
Danser sur les notes de la Bonté,
De la Joie d’être là.
Vivre d’une intense simplicité,
A peine complexée par les apparences cruelles
Du monde où nous devons jouer.
Jouer avec l’Esprit en toute complicité,
Laisser au mental la complexité
Et au cœur de nouer les connexions.
L’Amour donne des formes à l’informe,
Des images pour manifester le Réel :
Insaisissable mais saisissant,
Indéchiffrable mais exprimé
A travers chaque mythe naissant,
Chaque histoire de l’Unité dans l’altérité.

ML (2015)

 Miracle

 

Je suis, et c’est un miracle en soi, l’existence.

Comment pouvons-nous si souvent manquer à ce rappel ?

Nous sommes, la vie divine à portée d’ailes.

Nous sommes et nous stagnons.

Chacun son propre diapason pour incarner ses limites

Et laisser passer les appels de l’Unique.

Chacun est un miracle inachevé,

Une vie étouffée par les peurs et les contraintes,

Par l’absurde qu’on ne questionne plus,

La Beauté que l’on ne voit jamais assez,

La Bonté qui se perverti en vertu.

La vie semble défiler sans nous, à côté,

La Vérité, de Grâce est changée en insipides dialectiques.

Nous sommes tous en déséquilibre,

Séparés du Tout au lieu d’intégrer chaque étage de nos spirales.

Le silence tisse les évènements en leurs multiples dimensions

A travers lesquelles le miracle est la seule donnée commune,

La porte qui lie les savoirs et les questions,

Le pont entre Amour et Raison.

ML (2016)

Pourquoi Pas…

Aujourd’hui, on m’a dit que j’étais un shaman.
Je ne sais pas, j’ai répondu être un poète,
Etre avant tout en fait,
A l’écoute de ce qui nous traverse.
L’homme a rigolé et s’en est allé.
J’ai souri, amusante interaction
Du réel et de l’imaginaire,
Du visible voilé, de l’invisible révélé.
Une tentative à la hauteur
De l’énergie qui nous anime avec douceur.
La Source de nos mimes et de nos dépassements,
L’origine du vivant.
Je ne suis pas plus poète que shaman,
Pas moins non plus, je suis humain.
Les rôles, les codes et les labels
Mutilent les talents et les potentiels de l’espèce.
Aujourd’hui, on m’a dit que j’étais un shaman.
Demain on me dira que je suis fou,
Mais je m’en fous. Je suis, voila tout !
Pourquoi chercher d’autres règles, d’autres noms ?
Je suis, ça suffit.
Certes la poésie parmi mes passions,
Mais vivant au-delà de mes actions,
Sur le fil de la révélation de mon entièreté.
En chemin comme chacun,
Heureux d’être votre poète, votre shaman,
Si vous en avez besoin,
Mais vous seuls avez les clés en âme.

ML (2015)

Synchronicités

Synchronicités de l’instant,

Lorsque le Tout conte nos histoires

A l’unisson des paysages,

Des chansons et des mémoires.

Tout vient à point

Pour nous recentrer :

Les mots des passants,

Les murmures du vent ;

Les affiches, les enseignes,

Les odeurs et les détails,

Jusqu’alors cachés…

Tous se mêlent à la toile,

A sa place chaque pensée.

Synchronicités de l’instant,

Mémoire d’éternité.

Implacable printemps,

Bourgeons d’envolée.

Insondable mouvement

Elève nos visions.

Synchronicités affolantes,

Labyrinthe de miroirs.

Reincarner le centre,

La source de nos espoirs.

Rivières du dévoilement,

Ouvertures sur le Tout.

Embruns nouveaux et éternels,

Prière adressée à Nous.

Symbiose du Vivant,

Du Verbe qui enfante

Nos rêves et nos histoires,

Nos élans dans l’instant

Au-delà de nos mémoires,

Aux racines de nos futurs.

ML (2014)

Histoire Vraie

Echanges impromptus,
Au-delà de la matière.
Echanges multiples
A travers les univers…
S’interpénètrent les lignes,
Les ondes, les résonances.
Les masques tombent…
Y’en a qui disent que tout fout le camp.
Je sais pas, j’apprends…
Pas le temps de m’arrêter dans un camp.
L’espèce est une en mouvement.
En Nous vibre la sagesse
La plus fine de l’univers,
L’allégresse et la tendresse
Que l’on chante en nos vers.
Paresse de convaincre,
Oublier les cons…
Seulement poursuivre la quête,
Seul à seul, en cœur avec les contes,
Les histoires vraies de nos fables.
Illusions de nos vérités,
Lorsqu’elles étrillent les âmes,
Dissèquent le vivant, décomptent le sacré,
Mutilent nos perceptions.
Paresses au-delà de la matière,
Plus rien ne compte que le Tout,
En toute sa beauté multiple.
Humilité face à l’inconnu,
L’incompréhensible,
A l’horreur qui malmène l’espèce.
Pas à pas, s’imprégner de l’Histoire,
Entre les lignes…
Fables encyclopédiques, sciences fictions,
Equilibres, évolutions et dévotions…
Déployer ses ailes, et reprendre sa chanson,
Son ode à la vie, à l’Esprit en action.