Brise Céleste

Un vent de Printemps en Automne,

Un peu de joie au tableau des folies monotones,

Un brin de choix dans les mailles de l’atome.

 

Alentours, la fureur cynique des artisans du néant

Développe sa verve en de savantes manipulations.

L’évidence est telle que l’on peine à croire ce que l’on voit,

L’autosuggestion est la prison des esclaves de l’avoir.

Les océans de l’espèce dispersent l’essence

Et les îlots de lumière se distinguent à peine

Depuis nos continents de cendres à la dérive.

 

Une vie morte et vide répand ses valeurs

Remplissant jour après jour le livre des horreurs :

Peuples exterminés, cultures anéanties, Nature violée,

Les espèces disparaissent et le cynisme progresse

Avec une ardeur malsaine sans cesse renouvelée.

De tout temps, les imbéciles isolés par leur ego

Ont construit les barrières, les normes, les frontières,

Et autres chimères empoisonnées qui leur tiennent lieu d’avis.

La mort rit haut et fort à la face de ces vulgaires,

Qui n’ont de richesse que du comptant.

La vie rit en cœur avec les voyageurs de l’esprit,

Qui n’ont de richesse que du fuyant.

 

Les sous-sols de l’espèce regorgent d’histoires oubliées,

De mémoires ensevelies, dont les cris jaillissent

Dans les sources fraîches ou naissent la création et l’espérance.

La science des hauteurs à jamais renouvelée

Et disséminée en chacun, libre d’associer ses éléments

Pour pratiquer l’alchimie du vivant,

Science qui stimule l’âme et l’esprit.

Subtile et innommable, elle règne au cœur de toutes les fables.

En voici une de plus, embrassant la vie et la lumière.

Puisse ma plume rendre hommage à la source de nos sphères.

Non par des mots maladroits et ce style bizarre bien sûr,

Mais dans l’intention qui l’anime et nourrit les futurs.

L’espérance en devise et l’amour comme mantra

Pour laisser la brise céleste caresser mes joies.

 

Un vent de Printemps en Automne,

Un peu de joie au tableau des folies monotones,

Un brin de choix dans les mailles de l’atome.

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Boire à la Source

Le séjour de l’instinct en terres d’esprit

Se prolonge à mesure que se retire la nuit.

Le sombre aveuglement sapiens dissimule

Mal les splendeurs de l’essence.

La source originelle est invisible

Aux yeux avides de matière.

Elle surprend nos fibres lorsqu’on

Se laisse aller à l’éther.

Source complice de nos bonheurs,

Elle éclipse les peurs et dissipe nos erreurs

Dans les brumes de sa science.

Impalpable, seule la connaissance de l’expérience

Transporte en son sein la délivrance des vents.

Le souffle régulier de l’amour

Palpite au rythme de nos sages ivresses.

Les clameurs de l’instant

Chantent les refrains de la vie et ses desseins.

Chacun est unique dans le souffle,

Emporté bon gré mal gré, entre sagesse et folie.

 

Le jour s’élève en conscience

Pour les élèves de l’éternel moment.

Ombres et lumières se mêlent

Pour dessiner les choix qui peuplent nos parcours.

Le songe révélé de l’apprenti

Décrit les arabesques de l’autre monde et ses réels inconnus.

Consciences limitées, perceptions trompées par l’ego;

Nous sommes des âmes porteuses d’un autre credo:

Celui de l’amour et du partage, de la chaleur d’une science sans âge.

Expérience par essence miraculeuse,

La conscience s’épanouit dans la lumière,

Telle une fleur, dont les bourgeonnements surprennent à chaque saison.

 

Les moissons de l’exploration nourrissent les âmes

Du miel de l’innocence retrouvée

Et de l’éther d’une présence enchantée.

La conscience indescriptible de la vie,

L’expérience du moment impérissable de l’éternité.

Au loin du corps de la raison, l’esprit des visions.

Pas d’hallucination mal placée, mais une prison dépassée:

La cage entrouverte, la cage découverte.

Envol du doryphore dans nos métaphores

Dont les formes dévoilent un substrat d’essence.

Le nectar de jouvence, l’élixir de la délivrance.

La vie s’envole à toute vitesse et,

Si le corps s’effrite sous le pilon des tristesses,

L’âme s’incarne en déployant sa sagesse.

Les Vents de l’Eternel

La musique de l’autre monde

S’invite dans la ronde du visible

Et tresse de nouvelles fibres.

Le tissus des futurs rapiécé

Au fil de nos rêves et de nos transes.

De l’autre côté de la tombe,

J’entends les ancêtres qui appellent:

Ils chantent l’amour qui interpelle,

Ils chantent la souffrance qui rappelle,

Les dérives et les espoirs de l’espèce.

Un mirage sombre renforce les peurs,

Alors qu’il n’est en nos vies qu’un labeur:

Celui d’échapper aux pesanteurs corporelles

Et d’embrasser les vents de l’éternel.

J’ai quitté le nid de la matière

Et voyage à vue sur la lande des colères.

Dieux et diables ont pactisé pour bâtir nos prisons,

Mais les évadés nous invitent en leurs chansons.

L’Homme est un passage vers autre chose

Et la mort épice l’éther de nos proses.

Je chante l’au-delà, je vante le trépas,

Pour honorer la vie et renforcer nos esprits.

L’amour est simple, l’amour est un…

Vas-t-en démon,

Je ne suis que poussière

Et connais ta chanson éphémère.

Vas-t-en démon

Avec tes promesses de grandeur;

Tu méconnais l’infini de l’amour.

Toi, démon, tu veux nommer cela néant,

Mais ne peux lutter contre la force de mon élan.

Je veux aimer bien plus que j’en suis capable

Et les anges sauront donner des ailes à ma fable.

Au Matin de l’Esprit

La danse de l’au-delà invite nos pas à la féerie

D’une chance pressentie au matin de l’esprit.

Réveil dans un autre monde, celui des instants,

Qui nous mènent hors de la ronde des déments.

La puissance de l’éternel moment

Nous offre un amour si grand,

Que certains semblent le manquer.

Le ruissellement continu de nos tourments.

Les détourne trop souvent de la bonté.

La vie est offerte aux hasards de nos déserts,

A chacun d’irriguer les terres de sa sphère.

L’amour comme seul guide, l’amour comme guilde:

Nous sommes les soldats de l’après

Qui s’annonce depuis les commencements.

Nous sommes les soldats de la foi

Qui n’accepte ni règle, ni tourment.

Je prie à tout va, je prie dans le vent;

Je crache ma haine et ma peine indifféremment

Pour que ne reste plus que la joie dans le présent.

Homme de condition, esprit épris de visions;

En quête d’une perpétuelle élévation.

Solitaire dans le Nous sur le chemin de toujours,

Cheminant à rebours sur le fleuve de secours.

C’est une lutte sans fin qui mène mes pas,

Mais la sagesse de l’instinct se joue du trépas.

Ombre lumineuse qui nargue les prétentieux,

La mort comble les humbles de ses aveux:

Soyons humbles, mais soyons vrais avant de partir.

Un seul round, une seule pièce;

Des milliers d’actes et de liesses.

Le théâtre quotidien nous pousse sur la scène

Et il serait vain de se limiter à la peine.

Il n’y a pas de règles, combien l’on dit;

Mais combien de sagesses plongées dans l’oubli?

Il y a tant de choses à briser et à rencontrer

Il est temps que l’on ose parler à tout vent:

Parler de révélation, vivre sa prose,

Cultiver son jardin d’humanité.

Au lieu de quelques roses,

Qui finiront par faner;

Prendre le temps d’une pause

Appelant les parfums d’éternité.

Allons-y, sentir que tout n’est pas vain,

Sentir l’amour et la mort dans le vin.

L’ascète et l’ivrogne sauront bien se rencontrer,

Se comprendre et s’aimer.

Et nous, Êtres du quotidien, saurons-nous les écouter?

Saurons-nous vibrer au diapason de leurs vérités,

Et comprendre au-delà d’étranges palabres

Les reflets bienveillants de nos propres fables?

L’arrogance sapiens, certes s’entête dans de sombres histoires,

Mais l’essence de nos lumières, sans cesse dissipe le brouillard.