Soyons lâches !

Soyons lâches !

O toi le fier soldat,

Toi héros d’un combat.

Ne vois tu donc la mort ?

Ne sens tu ces corps ?

Mutiler ou tuer ses frères,

Un criminel portant ses coups

Tel un animal primaire.

Es-tu cruel, simplement fou ?

Rangé au service de ta patrie,

Remercié d’avoir pris autant de vies.

Tu sembles certes, heureux d’avoir gagné,

Mais quelle défaite, pour l’humanité.

Alors imaginons

Une vraie solution

A ces génocides,

Drames fratricides.

Oui, j’encourage la fuite

D’une violence fortuite.

Mais ais-je seulement raison

D’ainsi prôner la désertion ?

Ce n’est aucunement par lâcheté,

Chacun tient tant à sa fierté ;

Plutôt l’expression d’une volonté,

D’un certain regard sur l’humanité.

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Ode à la Vie

Ode à la vie

Du haut de mon étage,

Je regardais l’orage.

Pris d’une profonde mélancolie,

Je pensais au sens de cette vie.

Ces fines gouttes pleuraient sur mon cœur,

Comme tant de ces insignifiants bonheurs !

Ils parsèment notre vie,

Sans finalement d’appuis.

Ces quelques joies temporaires,

Bien souvent trop éphémères,

Nous entraînent trop vite vers le virtuel :

On oublie le présent, de même le réel.

Mais cette puissance extrême,

Cette magnificence de même :

Une simple réaction physique ?

Ou une force métaphysique ?

Ce spectacle grandiose marquait mon néant,

Une pensée simple, mais un regard dément.

Seul dans la pénombre,

Seul avec les ombres.

Découvrant que ma courte vie

Se devait d’éviter l’ennui.

Restant rêveur, profitant du présent,

Trouver le bonheur, dans tous les instants.

Voici une ode à la pluie,

Aussi l’ode de la nuit,

Renaissante nostalgie,

C’est l’ode de la vie.

2000