Transhumanisme

Au cœur de la Matière, l’indicible.
Que pensez-vous faire aves vos nanopuces
Et vos neurones mécaniques…
Dépasser l’Homme ? La belle affaire,
A peine avez-vous conscience de l’univers
Et de sa singularité.
Pour sûr vos consciences se voilent d’artifices
Pour ne pas délaisser l’ego et ses caprices.
Consciences subverties par les mécanismes
De leurs esprits étriqués, arrogance de l’inachevé.
Excès et perversions témoignent de vos frustrations.

Au cœur de la Matière, la Vie,
Qui en vos songes porte la mort.
Attachés à l’apparence, à l’éphémère,
Sans racine au-delà du temps.
Que pensez-vous faire de votre éternité d’esclave,
Attachés à un mirage de mauvais goût
Dans la soupe des illusions ?
Ebulliton terrestre, chaudron au bord de l’implosion.
Contre poison de l’éternel change les perspectives.
Au cœur de la Matière, l’altérité porte au-delà du manifesté.

Malgré vos outils délétères et vos intelects primaires,
L’Originel rayonne en chacun, soleil unvisible de nos Vies.
La synchronicité de l’Etre semble certes au-delà de vos horizons.
Vous seriez surpris si vous écoutiez au-delà du son
Les silences de l’improvisation.
La Création respire en nos poumons, chante en nos cellules
Et ouvre sur l’infini les portes de la perception.
Un choix, une décision quotidienne à l’unisson
De nos Joies les plus pures, de nos tristesses les plus sincères,
De cet élan qui anime nos pas à travers le grand mime…
Créer pour être, être pour créer au cœur de la Matière.

ML (2015)

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A Bon Entendeur

Il n’y a pas de mots pour décrire
L’assassinat de plumes,
D’autant moins lorsque des barbares
S’emparent de la barbarie
Pour délier leurs dialectiques vaines et cruelles.
Alors c’est mon silence qui accompagne
Ces Hommes sacrifiés sur l’autel d’obscures raisons.

Mais je pleure avant tout la division et l’arbitraire.
Je pleure car la police aussi assassine en mon pays,
Parmi d’autres un Homme comme Rémi.
Expression vivante de la liberté
Face à l’oppression du béton et de fortunes cyniques.
Je m’associe à la douleur de ces milliers de familles
Déchirées et déportées par les bombes chaque jour.
Attentats qui sèment indifférence et résignation
Lorsqu’ils surgissent au lointain ;
Haine et confusion lorsqu’ils frappent à nos portes.

Allah est grand, Dieu, Jah,
Puissance Créatrice, Esprit en Action,
Que l’on ne peut nommer lorsque vibre en Nous
L’expression profonde de Sa force et Sa splendeur.
Les bombes, les drones et les tortures font ricochet,
De même les feux de la discorde sans cesse attisés
Par des meurtres arbitraires, des manipulations insensées,
L’humiliation de nos frères et sœurs,
L’amas de richesses obscènes et l’ignorance cultivée.
Je pleure en silence et mes larmes
Transportent la tempête dans l’Océan Eternel.
Des lames de fond appellent au réveil des consciences
Face aux obscurantismes financiers, religieux, techniques,
Et autres aveuglements dépassés.

Intelligences piratées par les artifices de la puissance,
Arrogance du contrôle de ces âmes noires
Qui prônent l’union dans l’uniforme,
La division dans l’essence de nos Etres,
Les conflits et la confusion en chacun de Nous.
Je ne suis pas Charlie,
Je ne suis pas Rémi,
Je suis une âme libre et autonome,
Solitaire et solidaire avec chaque expression du divin,
En communion avec la liberté de l’instant
Et l’expression de l’instinct, catalysées par la conscience.

Allah est grand, Dieu, Jah,
Etes-vous seulement vivant pour vibrer
A l’unisson des âmes inspirées ?
Vos dieux théoriques, votre arrogance sapiens,
Vos richesses et votre puissance ne sont rien,
S’ils ne laissent exploser en Vous
La clameur silencieuse de la Vie,
Les bourrasques de l’Esprit Créateur,
Le feu sacré de l’Amour…
A bon entendeur,
Puisse mon silence apaiser vos cœurs.

ML (2015)