Le mirage des folies

 

C’est tout ce qu’on a à s’offrir,

Une petite bière et quelques sourires;

Une clope grillée face à la mort

Et des moments de paix comme trésor.

 

Autrui comme soutien sur les terres arides,

Pour que poussent nos graines dans le vide;

Un amour volé à la tristesse de la vie,

Pour enfin dépasser le mirage des folies.

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Elle danse

Elle danse

Elle danse, elle danse,

Dans les lumières de la vie;

Elle danse, elle danse,

Dans les ombres de l’infini

Elle joue avec toi, avec moi,

L’éternelle symphonie.

Elle danse avec les chats et les rats

Et se joue de leurs conflits.

Elle chante avec les guerres et les chefs,

Qui la devancent à tort;

Elle chante et se moque de leurs airs

Entonnés sur le chemin de la poussière.

Elle danse au rythme de l’horloge,

Qui ponctue ses arabesques.

Elle danse et fleurit les cimetières,

Enivre et offre ses bières.

Elle chante, elle chante de tout son coeur

Pourqu’un jour on n’ait plus peur.

Elle joue et se joue de toutes nos erreurs,

Avant de nous offrir l’ultime torpeur.

Elle danse et nous enlace,

Même si l’on se refuse;

Elle danse et nous embrasse

Sans une seule excuse.

Le temps presse

Le temps presse

Le temps presse et il faut agir,

Embrasser la paresse des souvenirs;

Le temps presse et il faut mûrir

Le moment pour ne jamais le trahir.

Le temps oppresse le passant

Qui s’efface pressé par le présent:

Il le traque et le pourchasse

Dans la danse lasse des revenants.

Le temps caresse l’envol

Des humbles de tout temps:

Il les libère et les cajole

Dans la farandole des instants.

Le temps passe et je m’arrête,

Le laisse bercer mes bonheurs;

Le temps passe et je m’entête

A me jouer de ses humeurs.

Le temps presse et il faut agir,

Embrasser l’écume des devenirs;

Le temps presse et il faut mûrir,

Certes mourir, mais jamais pourrir.

Les amants du lendemain

Les amants du lendemain

Il a eu toute sa vie pour l’aimer,

Mais cela ne lui a pas suffit;

Elle a eu tous ses charmes pour le bercer,

Mais son âme vibre encore d’envie.

Il l’a emmenée par tous les chemins

En l’embrassant très fort à chaque pas.

D’emblée ils avaient lié leurs destins

Pour chanter sur la route du trépas.

Il n’a plus de dents,

Mais il l’aime encore;

Ils n’ont connu d’autre amant,

Que la chaleur de leurs corps.

Ils s’aiment avec puissance

Et l’expérience des années

Leur offre la sainte délivrance

Qui surprend les âmes après l’été.