Equilibre

Personne n’est fou,
On est tous en déséquilibre.
Partagés entre plusieurs mondes,
A l’ouvrage entre les mailles de nos fibres.
On frise avec les abysses du connu
Et du contentement.
Reconnaissance et Joie
Propulsent à la surface du vivant,
Au-delà des falaises de l’inconnu.
Vertiges d’Icare sans orgueil.
Argonautes embrassés par l’appel.

L’appel des autres mondes,
Qui rendent fou le non-initié,
Qui trompent les âmes en manque d’acuité.
Car le mental est pauvre en ces contrées.
Seul le cœur est capable de dompter
Les démons des colères ;
Troisième œil en chacun,
A peine voilé par l’évidence
De nos mystères.

Les lunettes de la raison
Répandent leurs points morts,
Leurs limites, leurs souffrances.
Elles s’obstinent à empêcher
La lumière de pénétrer.
Brisons les intermédiaires
Grossiers ou réducteurs.
Il n’est qu’à fermer les yeux sensibles
Pour ouvrir le regard de l’indicible.

Parcourir les fresques de l’univers,
Témoignages de l’éternel éphémère…
Spirales de lumière,
De souplesse en nos sphères.
Retrouver le centre des silences,
Là où les mondes coopèrent,
Se rencontrent, s’enrichissent,
Tissent la fable génésique.

Toujours inachevée dans ses commencements.
Toujours élancée par delà ce que l’on comprend,
Réveillant nos cœurs d’amnésiques
Aux beautés de l’existence,
A la lumière de nos espérances.

Si on investit trop d’énergie dans le visible,
On se laisse noyer par l’invisible.
Si l’on dispense son énergie aux quatre vents,
Notre âme souffle les démons, les parasites,
Brûle les interférences subtiles,
Qui s’attachent à nos traces,
A nos faiblesses, à nos transes,
A l’arrogance pressée des rapaces,
A la routine qui nous enlace
D’un velours douteux.

Doutons un peu, suffisamment,
Pour que tremble le moment,
Que craquent les continents
De nos conditionnements.
Tectonique de la Vie
Où sans prévenir crachent
Les volcans de l’amour et de l’imprévu.
Ils se jouent des apparences stables
De ce que l’on a vu ici ou là,
Sans conscience…

Doutons un peu…
Sur le pouvoir de nos pensées,
Les choix de nos destinées.
L’observateur observé
Doit s’affranchir des conflits internes.
Témoin au service
Du témoignage de son entièreté.
Créer l’histoire que l’on se raconte,
Vivre l’histoire que l’on crée,
Raconter l’histoire que l’on vit.

A la croisée des mondes,
Savoir que l’on n’est pas fou,
Mais en équilibre avec le Tout.

ML (2014)

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